Togo: La 2è revue de la mise en œuvre des réformes en validation

Togo: La 2è revue de la mise en œuvre des réformes en validation
Publié le : 25/08/2020 commentaire(s) (0)

La 2è revue de la mise en œuvre des réformes élaborées par les différents départements ministériels et institutions se déroule du 25 au 28 août 2020 à Lomé. Il s’agit, en réalité, de la revue de la mise en œuvre des réformes à fin décembre 2019 et de la validation de la matrice unifiée pour la période 2020-2022. Cette rencontre va permettre aux participants d'apporter leurs observations pertinentes afin d'améliorer le projet de rapport final.

Cette revue est plus que nécessaire, étant donné à une mise à jour  des dispositions de la stratégie des réformes adoptée par décret. Elle se tient deux fois par an et répond également aux demandes des partenaires techniques et financiers.
Au cours de cette rencontre, se fait la restitution des réunions techniques tenues en mars dernier et qui ont permis au Comité de suivi des réformes de discuter profondément des réalisations, des difficultés relevées et des nouvelles mesures proposées par les départements ministériels pour les trois prochaines années.

A cause de la pandémie liée à la Covid-19, souligne le ministre de l’Economie et des Finances, à l’ouverture des travaux, « les projections laissent apparaître une forte décélération de l'activité économique, avec une perte de croissance de 4,2 points de pourcentage selon l’hypothèse la plus optimiste », relevant que « le taux de progression de l'activité économique est révisé à 1,3% pour l’année 2020, contre une prévision initiale de 5,5%, après un taux de 5,3% enregistré en 2019 ».

« La pandémie du COVID-19 a certes des impacts négatifs sur le social et l’économie. Néanmoins, elle nous enseigne des leçons que nous pourrons tirer, notamment ‘’repenser notre modèle économique’’ pour le rendre moins dépendant de l’extérieur et donc plus résilient face aux chocs externes », affirme Sani Yaya.

Cette nouvelle orientation de la politique économique, ajoute-t-il, conduit à la révision et l’actualisation du Plan National de Développement (PND 2018-2022).

En clair, « La nouvelle politique s’articulera autour de la création des pôles de croissance, des unités de transformation industrielle de nos matières premières, particulièrement dans le secteur agricole et industriel pour développer des chaînes de valeur et créer plus d’emploi ».

Le ministre de l’Economie et des Finance rappelle qu’ « Il est loisible de se rendre compte, que depuis le lancement de l’ambitieux Plan National de Développement (PND 2018-2022), le Chef de l’Etat, ne ménage aucun effort pour solliciter le concours et l’apport des investisseurs sur les plans national et international pour assurer son financement. C’est dans ce cadre qu’il encourage les réformes susceptibles de corriger les goulots d’étranglement et de relancer les différents secteurs de l’économie afin de l’atteinte des objectifs fixés. Ces  réformes touchent notamment la réforme budgétaire, le développement du secteur privé, la gouvernance économique et locale, etc ».

Le Gouvernement, en référence aux huit directives du cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA, a adopté  le décret fixant le régime financier des collectivités locales et ce, après la Loi portant code de transparence dans la gestion des finances publiques, la Loi organique relative aux lois de finances, les décrets portant plan comptable de l’Etat, le règlement général sur la comptabilité publique, la nomenclature budgétaire de l’Etat et tableau des opérations financières de l’Etat ainsi que le décret sur la comptabilité matière.

 « Notez ici que les réformes des finances publiques ont pour point central les réformes budgétaires auxquelles les plus hautes autorités attachent du prix. Nous citons, à titre d’exemple le budget programme ou gestion axée sur les résultats dont le processus d’implémentation est en cours afin d’instaurer la culture du résultat dans la gestion des finances publiques et l’élaboration du budget programme », a déclaré M. Yaya au cours de son intervention, insistant sur le fait que « la mobilisation de chaque acteur doit être déterminante pour la réussite du PND et, in fine, parvenir à un meilleur épanouissement de la population. Aujourd’hui, les efforts de tous ont permis de maintenir un cadre macro-économique stable avec l’assainissement des finances publiques ».

Le Togo a fait des progrès dans le dernier rapport de la Banque mondiale sur l'évaluation des politiques et institutions nationales en Afrique (CPIA), passant au 15è rang sur les 39 pays,  avec une note de 3,3 en 2019, soit une augmentation moyenne de 0,1 point chaque année depuis 2017.
Ce qui montre clairement  qu’il y a de la « Qualité de la gestion budgétaire et financière », de « l’efficience dans la mobilisation des recettes », de « l’Equité dans l'utilisation des ressources publiques », et dans « le secteur financier ».

Preuve de cette embellie, dans le dernier rapport de Doing Business, le Togo a fait un bon de 40 ans, se classant à la 97ème place mondiale et à la 7ème sur le  plan africain. Il est aussi reconnu comme le pays le plus réformateur au plan africain.

ALI

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